L'Andalou

Publié le 8 Février 2013

L'Andalou

Malagàs, Andalousie. Un théatre greco-romain, des cyprès et un ouvrage défensif en contre-fort de la côte maritime. Presque tout est déjà dit sur le patrimoine de l'artiste. Les masques du théâtre grècque, ses attitudes défensives pour sauvegarder une sensibilité exacerbée, la mythologie et l'odeur de la Méditerrannée. Picasso ne pouvait naître qu'Andalou. Grandir au bord de la mer. Etre nourri au chant de cigales qui hurlent quand le soleil plombe le ciel. Picasso, la fierté à fleur de peau, cachant mal sa vulnérabilité d'artiste écorché. Picasso l'amoureux tourmenté. Picasso, le familier des pigeons, des tourterelles blanches, des faunes et des taureaux. Picasso le Méditerannéen exilé à Paris où il avait ambition d'art. Le meilleur de Picasso vient pourtant de son Espagne natale, que cela soit géographiquement ou de qualité de coeur, et de son retour à la Méditerrannée les dernières décennies de sa vie. Rien de tel que l'odeur du iode pour vous chatouiller les narines et vous rappeller à vos instincts de vie. Rien de tels que le sable ou les galets des plages de la Belle Bleue.

Rédigé par Monsieur Yves

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